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Ma rencontre avec Nina Moscati
Le 14 mai 1931 (quatre ans après la mort de Joseph Moscati) j’avais seulement 11 ans mais j’avais déjà décidé d’entrer au Séminaire de l’archevêché de Salerne. Mon père, qui fréquentait intimement la famille Moscati, ayant su que ce jour-là Nina Moscati s’était rendue de Naples à Sainte Lucie de Serino d’où était originaire son père Francesco, voulut me la présenter. J’en fus rempli de joie car de nombreuses fois j’avais entendu parler de son frère Joseph (qu’on appelait familièrement Peppino) qui, à ce que mes parents m’avaient dit, m’avait soigné quand je n’avais que deux ans, mais je ne m’en rappelais pas vraiment.
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Nous entrâmes dans le grand salon du palais Moscati, et tout de suite, Nina vint à notre rencontre avec une grande amabilité ; elle était toute habillée de noir, avait une silhouette élancée et distinguée, un visage ovale, des cheveux foncés et ondulés, des yeux noirs, une petite bouche et un nez profilé. Je sens encore aujourd’hui sa main s’appuyant sur ma tête, j’entends sa voix plutôt fatiguée, particulièrement après sa longue conversation avec mon père pendant laquelle ils se remémorèrent tellement de souvenirs sur leurs parents et surtout sur Joseph.
Quand elle sut que j’allais entrer très prochainement au Séminaire, Nina en fut très heureuse et elle voulut me donner une photo, sur laquelle elle est assise sur une chaise avec un haut dossier et elle entoure de son bras gauche son frère Joseph portant un costume marin, lequel s’appuie légèrement sur elle, tandis que sont assis sur deux coussins, l’un à côté de l’autre, ses deux frères Eugenio et Domenico. La photo fut prise en 1889 (quand Joseph Moscati avait neuf ans) par le photographe Troncone qui avait son laboratoire via Chiaia à Naples.
Nina, ensuite, se leva et entra dans la pièce voisine, qui était celle que Joseph avait l’habitude d’occuper pendant les vacances et elle enleva du petit lit où il était suspendu, le petit Crucifix en bois, recouvert de nacre, me le donna en me disant de le conserver jalousement.
Plus elle précisa à mon père que ce Crucifix était un cadeau offert à son frère Joseph par le Père Franciscain Alfonso Parziale, missionnaire en Amérique, né à S. Lucie de Serino, qu’il avait rapporté de Bethléem à l’occasion de son pèlerinage en Terre Sainte. Elle ajouta que Joseph y tenait énormément, qu’il l’embrassait toujours avant de s’endormir et dès son réveil.
Sur une table voisine, elle prit la biographie de son frère – écrite à sa demande et à celle du père jésuite Giovanni Aromatisi (1) - par Mons.Ercolano Marini, Archevêque d’Amalfi, et en me la donnant, elle m’indiqua ces trois autographes de Joseph Moscati:
"17 janvier 1922. Les malades sont les figures de Jésus Christ."
"Soir 5 juin 1922. Mon Jésus amour! Votre amour me rend sublime, votre amour me sanctifie, il ne me dirige pas uniquement vers une seule créature mais vers toutes les créatures, vers la beauté infinie de tous les êtres, créés à votre image et ressemblance."
"17 octobre 1922. Aime la vérité: montre-toi tel que tu es, sans feindre et sans façons. Et si la vérité te coûte la persécution, eh bien, accepte-là ; ou encore la torture, eh bien, supporte-la ; et si pour la vérité tu devais sacrifier ta vie, sois fort dans le sacrifice".
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Puis, Nina s’adressa à moi en ces termes: "Dans ces phrases, on trouve tout mon frère ! Maintenant, tu es jeune! Tu comprendras plus tard!
Le souvenir de ma rencontre avec Nina Moscati est fixé et est resté très clair dans ma mémoire, dans tous ses détails. Jusqu’au 17 octobre 1999, ce Crucifix de S. Joseph Moscati a dominé dans ma chambre ainsi que sa photo que m’a donnée Nina, placée sur ma table et sa biographie écrite par Mons Marini qui était parmi mes livres.
J’ai conservé ces précieuses reliques pendant tout mon enseignement théologique et pendant mon travail de vice postulateur de la cause de canonisation de Moscati, d’éditeur de ses écrits non scientifiques et d’illustrateur de ses nombreux aspects humains et spirituels.
En octobre 1999, j’ai fait don du Crucifix et de la photo originale à l’Archive Moscati, , qui se trouve auprès de l’église du Gesù Nuovo de Naples, pour qu’ils soient conservés par tous ceux qui s’inspireront de son exemple pour mener leur vie et en particulier pour ceux qui embrasseront celle que Moscati avait l’habitude d’appeler la « sublime mission » du médecin.
Partage de l’idéal évangélique de son frère
Il me semble que cette photo, qui montre Nina à côté de Peppino, exprime de manière significative le rôle qu’elle a joué dans la vie de son frère.
Elle partage avec lui l’idéal évangélique de la charité et elle fut sa compagne fidèle et compréhensive. Son frère Eugenio, en décrivant l’œuvre de charité de Joseph, n’omet pas de mentionner Nina : «Mon frère eut à cœur la charité envers le prochain […]. Il exerçait tout son travail gratuitement et le peu d’honoraires qu’il encaissait de ses clients riches et aisés, il les distribuait aux œuvres de bienfaisance et de charité, offrait des médicaments aux pauvres et, si besoin était, les subventionnait. Sa complice pour faire du bien au prochain était notre sœur Nina».
Née à Bénévent le 19 juillet 1878, ce fut une femme à la figure angélique, à l’âme vraiment extraordinaire. Tout en enseignant à l’école primaire, elle se consacra avec générosité à ses jeunes frères qui, à l’exception d’Eugenio, n’avaient pas formé de famille.
Ainsi, Nina écrit sur son frère Joseph: "il ne demandait rien, il fallait le suivre et s’occuper totalement de lui ; pour lui faire manger quelque chose de bon, quelquefois il fallait lui dire qu’il la prenne parce que personne n’en voulait ou bien qu’elle allait se perdre. Il fallait toujours en inventer pour lui donner de la nourriture et aussi pour lui fournir ce qui lui servait, à son insu. Pour lui, tout était superflu, même le nécessaire. S’il lui arrivait de trouver un autre costume par enchantement, il finissait par sourire, mais bien volontiers il aurait porté une bure misérable et rude. Jamais il ne pensa à lui. Si on lui faisait des cadeaux, il les regardait comme s’ils ne lui appartenaient pas." ( 2)
"Ma sœur Anne- déclara encore Eugenio – était obligée de lui commander toujours les mêmes costumes, sans taille, chez un vieux tailleur, et elle faisait de même pour ses autres vêtements personnels. » Nina, que le Prof. Piccinino appelle « presque la secrétaire » de Joseph, ramassait le peu d’argent que ses clients les plus riches laissaient sur la table de son cabinet. Son frère, au retour de ses visites médicales, lui remettait les faibles honoraires qu’il avait acceptés. C’est elle qui conservait le tout et pensait aux diverses œuvres de charité et d’apostolat qu’il lui avait signalées.
Nina faisait en sorte qu’il ne manquait jamais de fleurs fraîches dans son bureau, parce qu’elle savait bien que pour Joseph c’était l’occasion de s’élever vers Dieu et de réfléchir sur la caducité des choses terrestres. Elle est devenue, comme le fit remarquer dans le Procès de canonisation le Promoteur Général de la Foi, Raffaele Perez, sa « confidente et très zélée collaboratrice ». Ainsi, si quelque chose le préoccupe, Joseph en parle avec elle, qui est capable de le rassurer.
«Quand un malade non baptisé arrivait à l’hôpital – déclara Eugenio – il le communiquait immédiatement à sa sœur Nina et elle faisait aussitôt le nécessaire pour administrer le Saint baptême au pauvre malade».
Combien de fois, le soir, en rentrant à la maison après une journée exténuante, Peppino racontait à sa sœur qu’il avait été dans une famille pauvre et lui donnait son adresse. Nina comprenait et le jour suivant, modeste, souriante, elle sonnait à la porte d’un «basso» ou d’un appartement de nobles déchus, pour apporter quelque chose qu’elle avait probablement prélevé de leur table quotidienne.
A l’angle de via Cisterna dell’Olio 34, la rue où habitait Joseph Moscati, Salvatore Pipolo a tenu sa boucherie jusqu’en décembre 1987 et il se rappelait bien que si seulement deux fois par semaine il apportait de la viande de deuxième catégorie à la famille Moscati , tous les jours Nina lui donnait une liste de personnes âgées ou malades à qui il était chargé de livrer de la viande de première qualité.
Le 12 avril 1927 Pipolo fut envoyé en toute hâte appeler le vicaire de S. Maria della Rotonda, Don Enrico Amato, pour administrer sub conditione le sacrement de l’onction des malades à Joseph Moscati , mort soudainement pendant qu’il faisait ses consultations à domicile.
Témoignage authentique d’amour
Un témoignage authentique de l’amour de Nina envers son frère est cette lettre, qu’elle lui écrivit le soir du 28 juillet 1923 en réponse aux vœux qu’il lui avait adressés pour sa fête d’Edimbourg où il se trouvait pour le congrès International de Physiologie, avec les professeurs Filippo Bottazzi et Gaetano Quagliariello:
"Très cher Peppino, merci pour ton télégramme, je l’ai reçu à 11 heures du soir. Ta lettre, celle de tes vœux, je l’ai reçue hier : mon vœu le plus cher est que tu reviennes (et j’en suis sûre) en bonne santé et qu’on ne parle plus de tes yeux…. La foi, la confiance en Dieu sont mes guides et le Seigneur m’a dit depuis longtemps de ne pas me préoccuper, que tu es bien et que tu le seras toujours, toujours, toujours…..tu dois exercer un grand apostolat, le Seigneur l’attend de toi. Je suis tellement heureuse de ton séjour à Edimbourg, je remercie tellement Dieu pour les lumières qu’il me donne et qui, je le reconnais, proviennent de Lui uniquement".
Après la mort soudaine de Joseph, affrontée en parfaite conformité avec la volonté de Dieu, Nina fit imprimer une petite carte-souvenir. Au verso, y est représentée la Piété, peinte par E. Azambre, avec l’invocation ; « O Marie Mère de Douleur, rendez mon cœur résigné comme le vôtre ». Au verso, avec l’invitation à prier pour l’âme du Prof. Giuseppe Moscati, deux passages de la Bible qui synthétisent sa vie, sont tout d’abord reportés: "En très peu de temps tu as accompli une longue carrière" (Sap. 4, 19); "« Il termina sa vie en laissant non seulement aux jeunes mais à tous un exemple de vertu " (2 Mac. 6, 31).
Puis, cette prière suit: «Aimable Jésus, Toi qui as daigné honorer de ta grâce et de tant de dons précieux cette si chère âme, Toi qui lui a accordé de passer sur terre en faisant du bien et en exhortant à t’aimer et à te servir tous ceux qui l’approchaient, nous Te prions pour elle. Que ton infinie miséricorde lui accorde la rémission du temps de peine temporelle et l’appelle rapidement à la vision béatifique, qui fut la soif de toute sa vie ici-bas.
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Accorde-nous, nous qui déplorons tellement la séparation de la créature aimée, d’autant plus qu’elle nous élevait à toi par la voix et l’exemple, de vivre pour toujours unis à Toi, afin qu’un jour nous puissions la revoir pour toujours dans la Patrie sans douleur et sans pleurs».
Ceci est une prière non formelle mais dense de contenu théologique et affectif. Nina fit parvenir une de ces petites cartes également à ma mère qui, souvent le soir après le rosaire nous la faisait répéter, même à nous ses enfants. Avant de s’éteindre, le 27 août 1947, un peu plus d’un mois avant que je sois ordonné prêtre, elle me la confia et je l’ai toujours conservée dans mon bréviaire et c’est récemment que j’en ai fait don à l’Archive Moscati.
Nina Moscati et les Clarisses de S. Lucie de Serino
Au début du dix-septième siècle Frère Giulio Chiarella, un parent de la famille Moscati, chapelain de l’Ordre souverain de Malte, destina tous les biens de sa famille à la transformation de son palais personnel - à S.Lucie di Serino - en Monastère de Clarisses, à dédier à S.Maria della Sanità, pour qui la dévotion était devenue plutôt intense après la découverte, dans la catacombe de S. Gaudioso à Naples (16 novembre 1569) d’une fresque de la Vierge.
Le 1er janvier 1907, la Sacrée Congrégation pour les Evêques et les Réguliers consentit à l’Archevêque de Salerne, Giovanni Battista Beltrano de Guevara, la faculté d’ériger le Monastère des clarisses et le 8 juin 1608 fut instaurée la clausure.
Domenico Moscati acheta à la famille Chiarella en 1653 l’autre palais prestigieux situé pas très loin du Monastère et il le donna à ses fils nés de son second mariage avec Ippolita de Pusellis. C’est de cette branche que descend Saint Joseph Moscati.
Pendant des siècles, les rapports entre les Clarisses de Sainte Lucie et la famille Moscati ont été cordiaux. Un bon nombre de jeunes filles Moscati ont été éduquées par les Clarisses, quelques-unes ont pris l’habit franciscain, ont été abbesses et ont contribué largement à l’enrichissement de leur église par des œuvres d’art de grande valeur.
Le magistrat Francesco Moscati, père du Saint, pendant les vacances assistait souvent avec toute la famille à la Sainte Messe dans l’église des Clarisses et quelquefois il rendait aussi visite à sa cousine M. Raffaela Moscati (23.01.1805 – 2.01.1885).
Nina Moscati, qui avait beaucoup d’estime pour les Clarisses, fit tout ce qu’elle put pour qu’une grande propriété à la campagne fut rendue légalement au Monastère auquel elle avait appartenu autrefois et qui était passée au Domaine à la suite des lois anti-cléricales de 1862, lesquelles, tout en supprimant l’Institution, ne purent empêcher qu’il survive de fait.
L’oncle de S. Joseph Moscati, Domenicantonio, le 7 septembre 1881, avec l’argent des soeurs, acheta la propriété au Domaine et s’engagea à la restituer au cas où le Monastère serait juridiquement reconstitué.
Les choses restèrent ainsi jusqu’au 30 septembre 1930, quand Nina Moscati prit l’affaire en main avec diligence et décision et sa conscience bien connue, et elle réussit à la résoudre.
Le 21 février 1931 la famille Moscati , par acte passé auprès du notaire Tavassi, faisait don de la propriété au Monastère par la personne interposée de l’Archevêque de Salerno, Mons. Nicola Monterisi, «avec l’obligation expresse de l’affecter à l’Administration du Monastère dès que sa personnalité juridique serait reconnue».
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Ce même jour Nina écrivait à l’abbesse, M. Chiarina Rossi: "...mon coeur chante le Magnificat, parce que le fait de vous avoir donné la propriété m’apporte une joie intense nettement supérieure à celle que j’éprouverais si on m’avait fait don d’ une magnifique maison…et je pense à la très grande joie éprouvée par les miens, en particulier à Peppino qui y tenait énormément, parce que c’est comme çà qu’ils auraient agi eux aussi ".
Vers 1915 naquit à Naples, à l’initiative de Mons. Antonio Laviano, qui habitait dans le même palais que les Moscati, l’œuvre de la Conservation de la Foi, formée d’un groupe choisi de Catéchistes pour « venir en aide aux prêtres dans l’enseignement du catéchisme tellement négligé à cette époque et même banni de toutes les écoles publiques" (3).
Tant que l’enseignement de la religion resta facultatif, les Catéchistes de l’Oeuvre donnèrent des leçons dans les écoles. Cet enseignement étant devenu obligatoire par le concordat de 1929, les prêtres, par disposition du Card. Ascalesi, en furent chargés tandis que les catéchistes s’occupèrent de la préparation des jeunes enfants à la Première Communion.
L'Eglise du Gesù Nuovo devint le centre de l’Oeuvre. Il y eut toujours ici des cours de catéchisme et même des jeunes des collèges venaient y assister, après avoir été préparés par les Catéchistes dans d’autres églises. Il s’agissait très souvent de jeunes d’un certain âge qui n’avaient pas encore reçu l’Eucharistie et quelquefois même on devait leur administrer le baptême.
Dès le débutNina Moscati fut directrice générale de l’œuvre, largement financée par son frère Joseph et à laquelle la Sig.na Maria Fabiani coopérait. Après un cours d’Exercices Spirituels suivi dans le Sanctuaire du Sacré Cœur à la Santé, le 25 juillet 1923 Nina Moscati et la Fabiani se consacrèrent à Dieu en faisant des vœux privés de pauvreté, chasteté et obéissance.
Activités de Nina Moscati après la mort de son frère
Dans les mois qui suivirent la disparition foudroyante de son frère, Nina, outre à recueillir avec le plus grand soin tous les souvenirs de Peppino qui existaient à la maison, écrivit d’innombrables lettres à des connaissances, des élèves et des personnes qu’il assistait, pour avoir des témoignages et des autographes. Le tout fut envoyé à l’Archevêque d’Amalfi, Mons. Ercolano Marini, qui réussit déjà en 1929 à faire imprimer la biographie de Joseph Moscati, tellement appréciée par le Visiteur apostolique en Bulgarie, Mons. Angelo Giuseppe Roncalli (futur Pape Jean XXIII), et par P. Agostino Gemelli.
Avec le P.Giovanni Aromatisi s.j. Nina se prodigua pour la reposition canonique des dépouilles de Joseph dans l’Eglise du Gesù Nuovo (16 novembre 1930) e pout pour le début du Procès d’information sur sa renommée de sainteté (6 juillet 1931). Malheureusement on n’eut pas le temps de recevoir le témoignage juridique de Nina, c'est-à-dire de Celle qui mieux que tout autre, a connu sa vie intime.
En effet, en 1931, hospitalisée à la clinique Laccetti et Piccoli, appelée maintenant « Villa Albina », Nina Moscati dut subir une intervention chirurgicale, au cours de laquelle on découvrit un cancer largement répandu dans l’abdomen et donc impossible à éliminer.
Elle se conforme à la volonté de Dieu, affronte avec sérénité et courage de lourdes souffrances et meurt le 24 septembre 1931, rejoignant ainsi son frère Joseph quiavait tant aidé à "aimer Dieu sans mesure, sans mesure dans l’amour, sans mesure dans la douleur".
Notes:
1. P.Aromatisi s.j. - 1. P. Aromatisi s.j. – né à Eboli (Salerne) le 6 novembre 1881, entré dans la Compagnie de Jésus le 5 janvier 1887, mort à Naples le 11 janvier 1947. Pendant de nombreuses années, ce fut un ami intime de la famille Moscati et de Joseph, qui servait souvent la Messe, utilisa son ministère pour lui et pour les autres, et en même temps le soigna. P. Aromatisi se prodigua pour le commencement du Procès ordinaire, qui fut la première étape vers la canonisation de Moscati et fut lui-même témoin au procès.
2. Gennaro Nardi, L’Opera della Conservazione della Fede a Napoli, Ufficio Catechistico Diocesano, Naples 1967, p.12.
3. Gennaro Nardi, Op.cit., p.12).
Article publié sur le Gesù Nuovo en 1991 (pp.402-412) et successivement, développé par l’auteur, dans l'Osservatore Romano du 29 mars 2003.
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