Le parcours bioéthique de la maternité
dans l’échange de cellules entre fils et mère
Prof. Felice D'Onofrio
[Traduction par Antonella Nappo]

Ce n’est pas possible être indifférent devant le fait qu’a été mise en évidence une circulation continue de cellules entre le conçu, pendant les diverses phases de sa vie intra-utérine, et la mère.

C’est un échange de cellules lesquelles resteront longtemps, peut-être pour toujours, et seront le signe évident d’une union profonde, au point que, avec une intuition vraiment significative, une interview au Prof. Salvatore Mancuso dans l'Avvenire a été intitulée "La grossesse dure pour toujours".

La symbiose profonde mère-fils est ultérieurement mise en évidence par la science

C’est choquant penser que la relation si profonde entre mère et fils, pendant neuf mois de gestation, continue de façon si évidente aussi ensuite, quand c’est-à-dire le fils vive une vie autonome.

Récemment, a été observé que le passage des cellules du fœtus à la mère commence très vite, jusqu’à partir du cinquième jour de la conception et de toute façon plus évidente de la quatrième semaine.

La présence de ces cellules fœtaux presque dans tous les organes maternels, pour le moment vérifiée après trente ans de la naissance du fils, est certainement plus évidente dans les organes lymphatiques et dans la moelle osseuse et c’est-à-dire où se coordonne le système immunitaire.

Cette permanence de cellules fœtaux dans les tissus maternels, avec les cellules maternelles, est définie chimérisme parce qu’il s’agit de la coexistence de deux lignes cellulaires génétiquement diverses.

Le dialogue continu que le fœtus avant et l'embryon après mène avec sa mère, à travers l'envoi des ses cellules, est fondamental, parce que de cette façon s’assure la tolérance immunitaire et les adaptations métaboliques maternelles et la protection pour les cellules nerveuses sur le point de se former.

Le fait intéressant est que même du côté de la mère sont envoyées des cellules au fils et aussi dans le fils ces cellules maternelles persistent pendant l’âge adulte.

Cet échange entre mère et fils mène à un persistant état chimérique de cellules que s'insèrent surtout dans le système immunocompétent de tous les deux.

L'importance de l’échange de cellules par le fils à la mère, et vice versa, est extrêmement important pour l'aspect physiopathologique et l’aspect bioéthique parce que la physiologie doit sous-tendre à la base d’une véritable éthique biologique que fasse abstraction de n’importe quelle vision sectorielle, qu’en tant que telle défigure au départ le véritable objectif bioéthique.

En cette optique assume une grande importance le fait que déjà des premières recherches du 1979 ait été souligné que ces cellules fœtaux retrouvées dans la mère peuvent être mises en évidence parce qu’ils portent gravées sur leur membrane cellulaire antigènes hérités du père.

La mère donc aura, peut-être pour toujours, les cellules fœtaux du fils avec l'empreinte indélébile du père.

Avec ces acquisitions comme se peuvent situer quelques problèmes de grande importance bioéthique que regardent la reproduction et le conçu, objets de beaucoup de discussions quelquefois discordantes? Comme doit être situer le rôle de la maternité? Quel est l'apport paternel à la lumière de ces échanges cellulaires?

Les problèmes peuvent être très nombreux, mais surtout les aspects bioéthiques sont vraiment nombreux et particulièrement ils ouvrent toujours horizons nouveaux sur la perfection de la loi que réglemente la vie et en même temps la défende.

Avec les possibilités technologiques actuelles toutefois, d’un côté se peut contribuer davantage à la protection de la vie, de l’autre se réalisent manipulations et altérations que bouleversent la loi que se trouve à la base.

L'unité de la famille est particulièrement soulignée par le fait que les cellules fœtaux portent gravé le code génétique même du père.

Aujourd’hui nous connaissons cet échange de cellules, et surtout que l’échange concernant l'embryon commence déjà quelques jour après la fécondation c’est-à-dire pendant les premières divisions que se réalisent dans la trompe utérine. Ces acquisitions font certainement augmenter les perplexités que suscite la fécondation en éprouvette, non seulement parce que sa réalisation est exécutée exclusivement en laboratoire, en sautant beaucoup de phases fondamentales pour la maternité, mais aussi parce qu’il fait manquer quel premier échange de cellules staminaux que, pendant les premières divisions, ont une potentialité très grande.

Dans la loi naturelle est prévu cet échange intime entre mère et conçu parce que la symbiose entre les deux êtres soit au comble et les deux, en conservant chacun son identité, soient profondément complétées surtout à travers du système immunitaire que nous fait reconnaître et donc accepter ou rejeter l'autre. En d’autres termes le fils dans l'utérus maternel même étant une entité biologique diverse, n’est pas rejeté parce que dans le système immunitaire de la mère il y a ses spécifiques cellules qui le reconnaissent.

À la lumière de cette symbiose si profonde comment est-il possible que l'avortement soit pratiqué si fréquemment aujourd’hui? La mère se libéra de l'embryon ou du fœtus, mais certainement ne pourra pas effacer les cellules qui sont pénétrées dans elle en restant, peut-être pour toujours, comme future mémoire dans son système défensif.

Autre problème éthique est, la fécondation hétérologue que, au-delà de l'exécution en éprouvette, utilise spermatozoïdes de donneurs étrangers à la couple. Il faut tenir compte des cellules fœtaux que portent gravé même le code génétique paternel; de cette façon nous pouvons comprendre mieux les profondes réserves en ce qui concerne cette fécondation: la femme portera pendant des années, et peut-être pour toujours, cellules avec l'empreinte d’un inconnu, peut-être marchant de son sperme.

La permanence de cellules fœtaux avec l'empreinte indélébile du père mène aussi à une autre considération, que s’inspire d’une phrase biblique. Dans la Genèse on lit que les deux conjoints sont comme une seule chair. Bien, la permanence de l'empreinte paternelle à travers les cellules fœtaux dans le corps de la femme n’est pas, peut-être expression d’une unité corporelle qui dépasse n’importe quelle tentative de rejet, étant donné que s’exprime exactement dans le système immunitaire de la femme?

En ce contexte comment on peut insérer l'actualisation du prétendu "utérus en location?" N’est pas seulement pour neuf mois pendant lesquels la femme a donné en location son utérus pour recevoir un embryon conçu en éprouvette, mais c’est pour toujours que, contre son gré, doit recevoir cellules du fœtus que de plus portent l'empreinte d’un homme qu’est un étranger pour elle.

À la lumière de ces considérations, et au-delà des aspects juridiques, nous nous demandons: à quelle des deux mères, la productrice de l'ovule ou l’hôte, biologiquement appartient le bébé? Peut-être la mère qu’a donné en location son utérus, et qui porte l'empreinte indélébile du fils, c’est plus légitimée.

À la lumière de ces considérations, qui partent de données scientifiques, une autre phrase biblique assume une particulière signification: "Ève fut la mère de tous les gens".

Attention: cela ne veut pas dire que Adam fut le père de tous les gens, mais Ève! En ce contexte c’est juste retrouver une véritable évaluation et rôle de la femme dans les premières pages de la Genèse, n’est pas?

N’est pas donc la maternité l'aspect plus qualifiant qu’émerge des acquisitions scientifiques qu’aujourd’hui placent et permettent une lecture de la Bible, chargée de millénaires, mais actualisée et vivifiée par les recherches modernes?

Dans un milieu le plus souvent machiste comme nous décrive la Bible, la suprématie de la maternité d’Ève pour tous les gens nous permette d’entrevoir une anticipation d’une autre acquisition biologique selon laquelle il serait possible remonter aux origines des races à travers les études sur le patrimoine du ADN des mitochondries des cellules féminins, organites qui comme chacun sait sont fondamentaux dans la cellule pour la production énergétique et en particulier dans l'ovule fécondé pour son développement et sa division.

Au moyen des manipulations en ce qui concerne le début de la vie et d’un progrès technologique imprévisible et de plus en plus de pointe, se peuvent obtenir résultats qui dépassent n’importe quelles prévisions irréelles; attention toutefois à n’arriver pas à la babèle d’une science que détruit soi même.

Science et foi que une certaine culture laïciste, assez myope, voudrait maintenir loin, exactement des acquisitions scientifiques, trouvent une unité comme deux revers d’une seule médaille qu’a valeur pour les symboles imprimés sur la médaille, mais aussi pour le métal, support indispensable qui la distingue.

La bioéthique peut être comparée au métal sur lequel sont imprimés d’un côté une foi que respecte surtout la loi naturelle et de l’autre une science que doit découvrir les lois.

Sans une vision bioéthique exacte et honnête, que parte d’une science non conditionnée ou à conditionner au moyen d’idéologies ou économies qu’utilisent la technologie pour leur usage exclusif, ne pourrons jamais frapper la médaille avec deux revers imprimés: une médaille qu’est la seule monnaie valide que sera toujours en cours.


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