Saint Joseph Moscati
Médecin et Saint de Naples - 7
Science et foi - Fête liturgique de Saint Joseph Moscati

Antonio Tripodoro s.j. - Egidio Ridolfo s.j.
[Traduction par Piera Chianura - Antonella Nappo]

Un médecin pauvre -- Le médecin des pauvres -- La mort soudaine -- La Béatification -- Canonisation
Fête liturgique de Saint Joseph Moscati: 16 novembre

Un médecin pauvre

Moscati était un médecin très pauvre. C’est un contresens que de parler de pauvreté dans la vie d’un homme qui pour ses capacités, son esprit, renom et position sociale pouvait avoir tous les biens qu’il désirait. C’est pourtant comme je dis ! Tous ceux qui l’ont connu soutiennent cette théorie en citant beaucoup de détails de cette pauvreté. Moscati ne tenait pas à l’argent et donnait aux pauvres tout ce qu’il avait ; il s’habillait de façon modeste et sa sœur Nina s’occupait personnellement de ses vêtements. Il mangeait avec modération et il n’aimait pas être recherché. Le futur saint n’avait pas une voiture ou chevaux autrement que ses confrères.

Le docteur Domenico Galdi était un étudiant de Médecine pendant les années 1925/27 et rencontrait très souvent le Prof. Moscati dans la Clinique Lettieri. Il a écrit que beaucoup de directeurs de cliniques comme Castellino, Boeri, D’Amato, Bossa, De Carli, Brutti, allaient à la clinique pour soigner leurs malades à titre privé. Moscati aussi allait à la Clinique Lettieri et, « tous les jeunes médecins demandaient à Moscati pourquoi il n’avait pas une voiture comme ses confrères (en effet il arrivait toujours à pied). Il s’énervait toujours à cause de cette question et disait: "je suis pauvre ; je n’ai pas la possibilité, à cause de mes obligations professionnelles, de faire face à ces frais ! Je vous en prie de me croire ! »".
Le Doct. Galdi continue : « Tout ce qu’il avait était destiné aux pauvres. Il les soignait gratuitement et affectueusement et il les donnait tout ce qu’il était nécessaire pour vivre. »

Deux cents lires pour quatre consultations

Le Doct. Francesco Brancaccioraconte que Moscati avait été appelé d’urgence à Portici pour examiner un jeun qu’avait eu une crise d’appendicite et devait être opéré. Le Professeur s’opposa de toutes ses forces à l’opération et ordonna de mettre une porte à glace en permanence sur l’abdomen du malade. Pendant quinze jours, Moscati retourna quatre fois et visita le jeun tant qu’il guérit complètement. A la fin, il reçut une enveloppe contenant ses honoraires.
« Le Maître (raconte le doct. Brancaccio), en retournant chez soi, eut des doutes et exclama:
« Qui sait combien d’argent j’ai eu ! ». Il ouvrit l’enveloppe : un billet de mille lires. Moscati retourna immédiatement chez le jeun et sa famille fut très surprise de le voir de nouveau. Le Professeur affronta le père du patient et lui dit avec un ton bourru: « Êtes-vous fous ou croyiez que je suis un voleur? » . Toute la famille s’étonna et, croyant que le Professeur n’était pas satisfait des honoraires, le père prit un autre billet de mille lires et le donna au Maître qui le refusa de toutes ses forces. De plus, Moscati prit huit cents lires par son portefeuille et les laissa sur la table après quoi il repartit à toute vitesse. Ainsi un médecin fameux comme le Professeur Moscati reçut deux cents lires pour quatre consultations ! »

Cinquante lires pour trois visites a trois personnes

Le Prof. Mario Mazzeo raconte:
“Un jour, un médecin de mes amis, envoya au cabinet de Moscati trois malades de la même famille qui provenaient de Montorsi (Bénévent). A la fin de la troisième consultation, celui qui les accompagnait laissa sur le bureau du Professeur un billet de 100 lires et un autre de 50 parce qu’il avait été impossible savoir le montant des honoraires par la bouche du Serviteur de Dieu. Moscati, par habitude, ne regardait pas ce qui les patients laissaient sur son bureau. Cette fois il regarda et s’étonna. Immédiatement il prit le billet de 100 lires et le rendit à la personne en disant:
« Cinquante lires pour trois sont même trop ; allez en paix et dites bonjour au docteur! ».

Le médecin des pauvres

Moscati était le médecin des pauvres!

« Une fois – raconte le Docteur Brancaccio– j’envoyai au Professeur une jeune femme malade de tuberculose avec un petit mot dans lequel je le prévenais des conditions économiques de la pauvre enferme.
Le professeur Moscati lui examine, prescrit le traitement, ne demande pas des honoraires et dit bonjour à la femme. La pauvre fille s’étonne lorsqu’elle se rend compte que dans la feuille du diagnostic il y a un billet de 50 lires mis par le Professeur sans le dire. Au moment où je le remerciai pour sa pitié, il me répondit: ‘ Pour l’amour de Dieu, ne le dites à personne’ ».

Étude du Prof. Moscati

Le jésuite P.Antonio de Pergola raconte qu’avec Moscati, en retournant de Vico Equense, allaient à Castellammare di Stabia chez “un pauvre cheminot malade. Sa maison était très modeste et il y avait beaucoup de personnes au chevet du patient. Il y avait aussi beaucoup de collègues du cheminot qui avaient demandé au Professeur une consultation directement sur le train. »
Moscati examina le patient et le Père, en voyant que les cheminots réunissaient de l’argent pour payer le Professeur, commença à les dissuader.

Moscati se rendit compte de cela et alors « il s’approcha et avec paroles très simples il dit: ‘Puisque vous êtes en train de recueillir de l’argent en soustrayant une partie de votre travail si dur, et puisque vous êtes venus ici pour aider votre ami, je m’associe à votre souscription avec ma quote-part afin que le malade puisse avoir, avec la somme recueillie, les moyens nécessaires pour soigner sa maladie’ - et donna trois billets de dix lires. »

Le Doct. G. Ponsiglioneraconte : « Un jour, un homme de l’aristocratie napolitaine se présenta au cabinet de Moscati. Il était très préoccupé et demanda au Professeur d’aller immédiatement chez sa mère malade. Le Professeur dit que n’était pas possible et l’homme demanda la raison de son refus. ‘Naturellement - répondit Moscati - Vous êtes très riche et vous pouvez appeler un autre médecin. Je dois aller chez un pauvre prêtre à San Giovanni a Teduccio. - ’ L’homme s’étonna et dit: ‘Puis-je vous accompagner à San Giovanni a Teduccio et après chez moi ?‘ - ‘Bien sûr, si vous voulez faire une bonne action!’ Aussitôt dit, aussitôt fait ».

Une Religieuse du Sacre Cœur a dit que Moscati, appelé pour examiner une malade, prescrivit un traitement, mais en retournant chez elle, avait compris que la cure n’était pas suivie. La maison de sa patiente était très grande mais aussi très pauvre. « Il trouva immédiatement la solution pour aider la femme sans montrer sa pitié. Il reprocha la malade en disant que lorsque s’appelle un médecin il faut suivre ses prescriptions et s’en alla.
La famille de la malade était très affligée mais, plus tard, en déplaçant les oreillers de l’enferme, ils trouvaient un billet de 500 lires. Le Docteur Moscati, pour éviter l’admiration pour sa charité, avait feint l’âpreté et le reproche. »

La mort soudaine

A 47 ans le Prof. Moscati était dans la plénitude de sa maturité intellectuelle et de ses capacités professionnelles. Il était très estimé et apprécié.

Le 12 avril 1927, le prof. Moscati, avait participé à la Messe et reçu la Communion. De plus, il avait passé sa matinée à l'Hôpital des Incurables, puis il était rentré chez lui en Rue Cisterna dell’Olio 10. Après son repas frugal, il s'occupa des ses patients.

Vers 15 h, il eut un malaise, s'assit dans son fauteuil et, un peu après, il expira sereinement. Il avait 46 ans et 8 mois. La nouvelle de sa mort se répandit immédiatement et la douleur fut unanime. Les pauvres surtout le pleurèrent sincèrement, car ils venaient de perdre leur bienfaiteur. Son corps fut enterré dans le Cimetière de Poggioreale. Le Cardinal de Naples, Alessio Ascalesi, après avoir prié devant la dépouille mortelle, s'adressant aux parents dit ceci:
«Le Professeur appartenait plus au Ciel qu'à la terre. Ce ne sont pas les âmes de ceux dont il a guéri le corps qui sont venues à sa rencontre, pour l'emmener au Ciel, mais ceux dont il a sauvé l'âme»

Translation du corps dans le Gesú Nuovo:
le 16 novembre 1930 .

Dans le registre des condoléances placé à l'entrée de la maison, parmi les témoignages de regrets et sympathie, nous avons recueilli une phrase très significative:
«Tu n'as pas voulu des fleurs et pas des larmes, mais nous, nous pleurons quand même, parce que le monde a perdu un Saint, Naples un exemple de vertus, mais les malades pauvres, ils ont tout perdu!».

Sur l'insistance de plusieurs personnalités du clergé et du laïcat, l'archevêque de Naples, le Cardinal Alessio Ascalesi, permit la translation du corps du cimetière de Poggioreale à l'église du Gesù Nuovo. Il était le 16 novembre 1930 et Moscati était mort trois ans avant.

Nina Moscati, la sœur du professeur, fut la plus heureuse de tous en cette occasion, car elle avait toujours été près de son frère pour l'encourager et le soutenir dans sa pratique de charité. Après la mort du futur saint elle avait donné à l'église du Gesù Nuovo tous ses effets personnels ainsi que les meubles et objets.

Le corps fut déposé dans une salle derrière l'autel de saint François Xavier et aujourd'hui une pierre en marbre, à droite de cet autel, le rappelle encore. La translation fut un triomphe comme se peut voir dans ces photos. Aujourd’hui, dans ces salles, nous avons reconstitué le cabinet de consultation et la chambre à coucher de Saint Joseph Moscati.

En 1977, deux ans après la Béatification, il y eut la reconnaissance canonique du corps : ses os furent recomposés, et le corps de Moscati fut placé dans la chasse de bronze, œuvre du Prof. Amedeo Garufi. La chasse se trouve sous l’autel de la Visitation.

Béatification de S.Joseph Moscati. Paolo VI avec jésuites Molinari, Marranzini et Tripodoro
[Photo Osservatore Romano]

La Béatification (Paul VI)

La grande estime et la considération que déjà entouraient le Prof. Moscati pendant sa vie s'accroît après sa mort, et bientôt la douleur et les larmes de ceux qui l'avaient connu et aimé se transformèrent en joie, enthousiasme et prière. On s'adressait à lui en toutes choses.

Le 16 juillet 1931 commençaient les Procès d’information chez la Curie de Naples, le premier acte officiel vers la canonisation. Le 10 mai 1973 lla Congrégation pour les Causes des Saints émana le Décret sur les vertus héroïques du Serviteur de Dieu saint Joseph Moscati.

Entre-temps, on instruit les procès pour l'examen de deux miracles: deux guérisons qui sont attribuées au Serviteur de Dieu. Le 16 novembre 1975, le pape Paul VI proclama Joseph Moscati Bienheureux, au cours d'une célébration solennelle à Saint-Pierre à Rome. Ce jour-là, dans la place Saint-Pierre, malgré une forte pluie qui tomba à plusieurs reprises, une très grande foule de fidèles suivit, avec une vive émotion, jusqu'à la fin, le rite sacré, en s’abritant sous les parapluies.

1. Guérison instantanée du maréchal des gardiens de prison Costantino Nazzaro, né à Avellino le 22-05-1902 et vécu en parfait santé jusqu’au 1933, lorsqu’il commença à ressentir les premiers symptômes d’une maladie mortelle. Il était atteint du mal d’Addison et avait reçu un pronostic funeste, car il n’y avait pas nouvelle de cas de guérison et les traitements servaient seulement à prolonger la vie du malade. En effet, malgré les traitements, M. Nazzaro n’allait pas mieux et les médecins n’avaient plus rien à espérer. Le malade connut le Serviteur de Dieu Joseph Moscati dans l’église du Gesù Nuovo et commença à le prier avec sa famille tous les quinze jours. Il priait le Serviteur de Dieu même chez soi. Un jour il vit en songe Moscati qui l’opérait et, à son réveil, il s’aperçut qu’il était parfaitement guéri.

2. Raffaele Perrotta, né à Calvi Risorta (Caserte) en 1928 fut guéri instantanément de méningite cérébro-spinale méningocoque entre le 7 et l’8 février 1941. Ses parents avaient déjà préparé un vêtement blanc pour l’enterrer mais après avoir prié le Serviteur de Dieu Moscati, il guérit soudainement et complètement.

Le 16 novembre 1975, le Papa Paul VI proclama bienheureuxBienheureux Joseph Moscati, pendant une célébration solennelle en Place Saint Pietro.

Canonisation de S.Joseph Moscati:
25 octobre 1987

Photo Osservatore Romano

Canonisation (Jean Paul II)

Après la Béatification (1975),la dévotion à Moscati augmentait toujours davantage. Les grâces obtenues par son intercession étaient toujours plus nombreuses. En vue de la canonisation, on examina la guérison de la leucémie, ou myéloïde aiguë myéloblastique, du jeune Giuseppe Montefusco, qui eut lieu en 1979.

Finalement, après de longs examens, pendant le consistoire du 28 avril 1987, le Pape Jean-Paul II fixa la date de la canonisation au 25 octobre de la même année.

Du 1er au 30 octobre, à Rome, se déroulait la VIIème assemblée générale du Synode des Evêques, dont le thème était: «Vocation et mission des laïcs dans l'Eglise et dans le monde, à 20 ans du Concile Vatican II». Il ne pouvait pas exister meilleure coïncidence: Joseph Moscati était un laïc qui avait rempli sa mission dans l'Eglise et dans le monde. Sa canonisation était très désirée et espérée par tous: étudiants, universitaires et médecins, qui avaient connu le médecin Moscati comme un homme de grande foi et de grande charité, qui assistait et soulageait les souffrances de ses malades, mais qui surtout, les portait à Dieu.

Le 25 octobre 1987, à 10 h du matin, à place Saint-Pierre, à Rome, le Pape Jean-Paul II, en présence de plus de 100.000 personnes, proclama et admit officiellement Joseph Moscati au nombre des Saints (60 ans après sa mort). A la messe de Canonisation il y avait aussi le jeune miraculé, de 29 ans, qui donnait au Pape un visage de Christ en fer forgé, réalisé par lui-même dans son atelier de Somma Vesuviana (Naples), où il exerce encore le métier de forgeron.

Le miraculé Giuseppe Montefusco

Giuseppe Montefusco, né à Somma Vesuviana (Naples) le 15-2-1958, au début du 1978, commença à ressentir de la fatigue, vertiges, inappétence et pâleur. Puisque les globules rouges et les plaquettes avaient très diminués, le 13-4-1978 il fut hospitalisé à l’hôpital Cardarelli. Le diagnostic fut unanime : leucémie aiguë myéloblastique, une maladie que - avant des chimiothérapiques et des cytostatiques- ne pouvait pas être soignée à l’époque et que conduisait à la mort. La littérature médicale montre que seulement une petite partie des malades atteints de leucémies aiguës non lymphatiques survivre plus de cinq ans en suivant des traitements de chimiothérapie très intensifs.

Mais à partir de juin 1979, le jeun Montefusco cessa chaque traitement et reprit le dur métier de forgeron. Sa mère, Rosaria Rumieri, raconte qu’elle vit en songe la photo d’un médecin avec la blouse blanche qui recevait des offres par tout le monde. Elle aussi offrit 2.000 lires. La femme raconta son rêve à son curé et sut qu’il s’agissait de Moscati et que son corps était dans l’Eglise du Gesù Nuovo. Mme Rumieri alla chez le Saint et reconnut la photo qu’elle avait vue dans son rêve. Incroyablement, elle paya 2.000 lires un tableau de Moscati. Depuis lors, parents et amis allèrent prier le Saint dans le Gesù Nuovo beaucoup de fois. Giuseppe, en entre-temps, commença à se sentir mieux et après un mois il guérit complètement.

Examen du miracle

En 1979, Giuseppe Montefusco était guéri et le Tribunal Ecclésiastique Campanien de Naples instruit un procès. Les actes furent envoyés à la Congrégation pour les Causes des Saints ; le Conseil Médical, le 3 décembre 1986, confirma le diagnostic létal de « leucémie aiguë non lymphoïde » et « les modalités de la guérison qu’a été rapide, complète et durable…. inexplicable selon les connaissances médicales. »
Le 27 mars 1987 le Congrès des Théologiens reconnut la validité des preuves juridiques et théologiques. Les Cardinaux de la Congrégation pour les Causes des Saints exprimèrent leur avis favorable et le Pape Jean Paul II décida la Canonisation pour le 25 octobre 1987.

L'urne de bronze réalisée de
Amedeo Garufi

Fête liturgique de Saint Joseph Moscati: 16 novembre

La mort, pour les chrétiens, est la naissance au Ciel et c’est pourquoi les fêtes des saints sont célébrées le jour de leur trépas. La fête aussi de saint Joseph Moscati devait être célébrée le 12 avril de toutes les années mais, pour raisons pastorales, il a été possible fixer la date le 16 novembre, grâce à l’autorisation de la Congrégation pour le Culte Divin. En ce jour, en effet, en 1930, la dépouille mortelle du Saint fut transférée dans l’église du Gesù Nuovo et placée à droite de l’autel de saint François Xavier, où se conserve encore la plaque. En 1977, le corps du Saint fut placé sous l’autel de la Visitation, dans la chasse réalisée par le Prof. Amedeo Garufi.

Les raisons pastorales sont dictées par la coïncidence des premières deux semaines d’avril avec la semaine sainte ou avec la période de résurrection du Seigneur.

La Chasse de bronze, qui conserve le corps de Saint Joseph Moscati, se compose d’un triptyque qui montre trois aspects différents de la vie du Saint. Le panneau à gauche montre le Professeur à son bureau avec ses étudiants; le panneau central représente le Saint qui conforte, éclairé par Dieu, une mère avec son enfant; à droite il y a le Médecin chez le chevet d’un malade. Le 7 octobre 1990 a été inaugurée la Statue de bronze placée à gauche de ceux qui regardent la chasse, oeuvre du sculpteur Luigi Sopelsa de Venise.

Avant d’arriver à Naples, la statue a été bénie par le pape Jean Paul II à Bénévent, où 110 ans auparavant naquit Joseph Moscati. Les croyants, qui viennent de partout, prient continûment devant le corps de S. Joseph Moscati et, pour dévotion, ils aimaient toucher la main de la statue et la main du panneau central de la chasse. Les deux sont désormais très luisant pour le contact continu qu’ils veulent avec le Saint.

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