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Saint Joseph Moscati Antonio Tripodoro s.j. - Egidio Ridolfo s.j. |
Université et Hôpital --
Eruption du Vésuve
Collaborateur ordinaire dans les Hôpitaux Réunis --
Médecin Chef d’Anatomopathologie
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"Federico II" |
Malgré ses engagements il continua à examiner les malades dans les salles des Incurables. Cela explique son habilité clinique extraordinaire, certainement le résultat d’une expérience pratique au chevet des malades qu’il commença à démontrer bien vite. Cette expérience, en effet, ne se peut pas acquérir dans un Laboratoire de Chimie Physiologique.
A propos de l’éruption du Vésuve, Matilde Serao écrivait dans le quotidien "Il Mattino" du 22 avril 1906: "Notre esprit est profondément démoralisé. Le silence immense et l’abandon de Resina et de Torre del Greco, les belles villes entre les orangeraies et la mer, nous rendons tristes. |
Moscati fut appelé par le Ministère au Laboratoire de l'Inspection de la Santé publique, situé dans la Préfecture, pour faire des recherches sur l'origine du mal et les moyens les plus propres à le vaincre. Il termina son étude avec la plus grande diligence, et présenta une relation sur les interventions nécessaires pour assainir la ville et, à sa grande satisfaction, il vit la réalisation de beaucoup de ses propositions.
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Avant du concours, Moscati, en prévoyant les immanquables escroqueries et favoritismes, écrivit au Prof. Calabrese, Titulaire de la chaire de Médecine Clinique: "Je ne peux pas tolérer les abus de ceux qui sont protégés. Ils sont déjà sur le point de fêter les places promis par relations et compromis […]. Je ne suis pas hautain, je veux seulement justice. Gare à qui oserait être en contraste avec ce principe! ..." |
"Mais la vie ne finit pas avec la mort, elle continue dans un monde meilleur. A tous, a été promis, après la rédemption du monde, le jour qui nous réunira à nos chers défunts et qui nous ramènera à l'Amour suprême!" |
Luciano Armanni avait fait graver cette phrase à l'entrée de la salle d'anatomie: "Hic est locus ubi mors gaudet succurrere vitae" ("Ici la mort est heureuse d'aider la vie"). "Mais dans la salle - écrit le prof. Nicola Donadio - il n'y avait aucune trace de religion. La pièce était austère mais vide, exactement comme tous les endroits dominés par le matérialisme."
Le prof. Moscati avait eu une idée et l'avait réalisée, celle de faire accrocher très haut sur le mur de la salle, de façon à ce qu'il puisse dominer la pièce, un Crucifix avec une inscription qui ne pouvait être mieux: "Ero mors tua, o mors" (citation du Prophète Osea 13,14: "O mort, je serai ta mort").
Les autopsies pour Moscati étaient une leçon de vie.
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