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Saint Joseph Moscati Antonio Tripodoro s.j. - Egidio Ridolfo s.j. |
Qui est Saint Joseph Moscati? -- Ses parents -- Bénévent, ville natale du Saint
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Paul VI - le Pape qui l'a béatifié. "Qui est celui que l'on nous propose afin que nous l'imitions et que nous le vénérions tous?" | ||
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Jean Paul II - le Pape qui l'a canonisé "L'homme qu'à partir d'aujourd'hui nous invoquerons comme un Saint de l'Eglise universelle représente pour nous la réalisation concrète de l'idéal du laïc chrétien. |
La famille Moscati vient de Sainte Lucie de Serino, un petit pays à peu kilomètres d’Avellino.
François, père du futur Saint, naquit à Sainte Lucie de Serino, en 1836. Il obtint sa maîtrise de droit et il fit une brillante carrière comme magistrat.
Il fut juge dans le Tribunal de Cassino, Président du Tribunal de Bénévent, Conseiller à la Cour d'Appel, d’abord à Ancône et ensuite à Naples, où il mourut le 21 décembre 1897.
François Moscati connut et se maria avec Rose de Luca, des Marquis de Roseto, à Cassino. Joseph fut le septième de neuf enfants.
Jusqu’au moment où il vécut, le père du Saint conduisit sa famille au pays natal toutes les années, pour une période de repos et pour être au contact de la nature. Ils allaient tous ensemble à l’église des Clarisses, pour assister à la Messe, que François-même servait bien souvent.
Saint Joseph Moscati fait allusion à son pays natal dans deux lettres. La première est du 20 juillet 1923, écrite pendant son voyage vers la France et l’Angleterre:
"A deux heures et vingt départ pour Modane, en France. [...]
Nous sommes en train de traverser des vallées entourées de montagnes recouvertes de châtaigniers (Bourgogne). Ça et là les rubans argentés des fleuves: qu’il est semblable ce paysage à l’inoubliable Serino, l'unique lieu du monde, Irpinia, où je passerais mes jours très volontiers, parce qu’il rassemble les plus aimées, les plus doux souvenirs de mon enfance et la dépouille mortelle de ma famille"
La seconde lettre fut écrite le 19 janvier 1924, après la nouvelle de la mort de son oncle paternel:
"La fin d’oncle Carmelo est l’effondrement de beaucoup de souvenirs très chers liés à sa personne. Oh les doux souvenirs de l'enfance, des montagnes de Serino! Choses et gens du pays de mon père sont pincements indélébiles au cœur; et la mort de tous les témoins de ma passée insouciance est une désillusion ultérieure: s’écroule la partie romantique de ma personnalité! Et je me sens seul, seul et près de Dieu!"
A Sainte Lucie de Serino Moscati dédia même une petite poésie, qui confirme sa sensibilité si particulière. Il l’écrivit le 10 avril 1900, lorsqu’il avait vingt ans et étudiait médicine.
Francesco Moscati, |
Rosa De Luca, |
Je Soupire!… Je Soupire, mon cher pays natal!… La paix douce |
Bénévent, ville natale du Saint
Joseph Moscati naquit à Bénévent le 25 juillet 1880, fête liturgique de Saint Jacques le premier Apôtre.
Sa famille arriva de Cassino en 1877, lorsque François Moscati fut promu Président du Tribunal, s’installant en Rue Saint Diodato, près de l’hôpital Fatebenefratelli.
Peu après il alla vivre dans un appartement en Rue Porta Aurea, pas loin de l’Arc de Trajan, érigé en l’honneur de l'empereur en 114 apr. J.C.
Joseph naquit dans le palais Andreotti, puis acheté par la famille Leo, dans la dernière chambre à gauche. On accède à l’appartement par un grand portail qui donne sur une cour et un grand escalier de pierre.
Une plaque près du portail commémore l'événement.
Dans la Cathédrale de Bénévent, dans la chapelle du Saint Sacrement, on se peut admirer la statue de marbre de Saint Joseph Moscati, œuvre de P.Mazzei de Pietrasanta.
Bénévent à la naissance de Moscati
Le 3 septembre 1860, après huit siècles de gouvernement pontifical, Bénévent fut annexée au Royaume d'Italie.
Le dernier Délégué Apostolique, Monseigneur Eduardo Agnelli, quittant la ville obtint les honneurs de la guerre par les soldats du nouveau régime. La ville était sur le point de changer de vie et entrait dans les structures territoriales de la nouvelle nation italienne.
"Conformément au système politique piémontais les couvents furent expropriés, les religieux chassés, les bibliothèques dérobées, les lignes architecturales d’anciens édifices défigurées ou détruites. Beaucoup de personnes s’attendaient nouveautés exceptionnelles, beaucoup d’autres avaient peur du changement... Le clan maçonnique, importé des zones limitrophes, tira profit de la situation.
Lorsque la famille Moscati arriva, [...] en Bénévent la tension avait diminué". (Lauro Maio, S.Giuseppe Moscati e Benevento sua città natale, Bénévent 1987, p.13).
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